
Pour sa première saison avec le club rufisquois AJEL, Ousmane Yeri Diakhaté dresse un bilan positif à quelques journées de la fin de l’exercice (2 buts, 2 passes décisives). Actuellement leader avec 43 points, AJEL est talonné par ses poursuivants directs, avec seulement deux unités d’écart. Le jeune milieu de terrain ne parle pas de relâchement, mais plutôt d’une réalité propre au football.
Ses débuts, son passage au Jaraaf, son premier contrat professionnel et son aventure avec AJEL : Ousmane Yeri Diakhaté s’est confié au micro de 13football.
La saison est à sa dernière ligne droite, quel bilan tirez-vous, pour le moment, de votre première saison avec AJEL ?
Je peux dire que c’est une saison satisfaisante, vu que nous sommes premiers du classement jusqu’à présent. Pour moi, le bilan est positif et j’espère que nous allons continuer à maintenir le tempo jusqu’au sacre, Inch’Allah.
Après des performances enchaînées, l’équipe semble marquer le pas. Qu’est-ce qui ne marche pas selon vous ?
Oui, c’est vrai que l’équipe traverse une période un peu compliquée, mais nous n’avons pas relâché. Parfois, ça arrive. Dans le football, il y a des hauts et des bas, mais nous allons vite nous remettre, Inch’Allah.
La lutte pour le titre s’annonce intense, en êtes-vous conscient ?
Oui, nous sommes conscients que cela ne va pas être facile. Depuis le début du championnat, avec de très grandes équipes et au vu de la physionomie de la Ligue 1, c’est un championnat très difficile à gagner. Nous avions creusé un écart de dix points si je ne me trompe pas, aujourd’hui il est réduit à deux points. Cela montre que ce sera très compliqué. Le championnat sénégalais se joue souvent jusqu’à la dernière journée. L’exemple parfait, c’est le Jaraaf la saison dernière, qui a été sacré lors de l’ultime journée. Il reste six journées à disputer et nous sommes conscients de ce qui nous attend. Avec humilité, nous allons continuer à travailler jusqu’au bout, Inch’Allah.
Quelles sont vos qualités en tant que milieu de terrain et votre marge de progression ?
Je peux dire que je suis un milieu de terrain moderne, box-to-box, technique, capable de récupérer les ballons, de se projeter vers l’avant et de dicter le tempo du jeu. Je suis aussi sur une bonne marge de progression depuis que je suis à AJEL, surtout sur le plan tactique et physique.
Quels sont vos objectifs individuels et collectifs ?
D’abord, mes objectifs sont d’intégrer le onze de l’année et de terminer meilleur milieu de terrain du Sénégal. Ensuite, décrocher un autre contrat en Europe, si Dieu le veut. Sur le plan collectif, nous voulons être champions du Sénégal cette année et devenir le meilleur club du pays, avec, pourquoi pas, beaucoup de transferts pour les joueurs, Inch’Allah.
En parlant d’Europe, pouvez-vous revenir sur les coulisses de votre premier contrat professionnel ?
J’ai signé mon premier contrat professionnel au FC Botev Plovdiv, en première division bulgare. C’est une étape qui m’a beaucoup marqué, car c’est là-bas que j’ai découvert le monde professionnel et le haut niveau. Cela m’a énormément apporté. J’y ai beaucoup appris. Au début, c’était difficile à cause de la langue et du climat, mais je me suis ensuite adapté. Malheureusement, avec les blessures et d’autres facteurs, je n’ai pas pu renouveler mon contrat.
Que retenez-vous de votre passage à l’ASC Jaraaf ?
Au Jaraaf, ce n’était pas facile. J’y suis arrivé très jeune, dans le plus grand club du Sénégal, avec beaucoup de talents, des légendes, des internationaux et des joueurs expérimentés. Avec le coach Youssoupha Dabo, après la préparation, il m’a dit que j’étais encore jeune et que je devais apprendre, en me proposant un prêt en Ligue 2. Pour moi, c’était une bonne option pour progresser, mais mon agent n’était pas d’accord. Par la suite, j’ai résilié mon contrat et je suis retourné dans mon centre de formation. Un mois après, je suis parti en Bulgarie.
Pouvez-vous nous résumer votre parcours ?
J’ai débuté dans une école de football appelée La Vision, située dans mon quartier Ndungkou à Rufisque. Ensuite, j’ai poursuivi ma formation à Gesfoot Académie. Par la suite, j’ai rejoint le Jaraaf de Dakar, avant de partir en Bulgarie. Aujourd’hui, je suis à AJEL Rufisque. »
Interview réalisée par Awa Sène


