
Il devait être l’un des grands gagnants du mercato estival. Deux mois après une Coupe du monde qui n’a pas tenu ses promesses, Lamine Camara se retrouve dans une situation bien plus délicate que prévu. Retour méthodique sur un dossier qui s’annonçait simple et qui devient, semaine après semaine, l’un des plus embrouillés de cet été pour l’AS Monaco.
Newcastle a tranché, et ce n’est pas en sa faveur
Il y a quelques semaines encore, Newcastle apparaissait comme la piste la plus crédible pour Lamine Camara. Le départ de Sandro Tonali vers Tottenham avait ouvert un poste au milieu de terrain, et le nom du Sénégalais circulait avec insistance du côté de St James Park. Les Magpies ont finalement tranché en faveur d’un autre profil issu du même vestiaire monégasque, Aladji Bamba, recruté pour une quarantaine de millions d’euros bonus compris. Newcastle a depuis abandonné la piste Camara. Un choix qui interroge sur la perception réelle du joueur en Angleterre et qui referme, du même coup, l’une de ses portes de sortie les plus solides.
Un profil qui reste attractif malgré tout
Le club du Rocher n’a pourtant pas renoncé à faire de ce dossier une belle opération financière. Arrivé du FC Metz à l’été 2024 pour 15 millions d’euros, sous contrat jusqu’en 2029, Lamine Camara est aujourd’hui évalué à 40 millions d’euros par Transfermarkt. L’AS Monaco réclame de son côté un montant estimé à 50 millions d’euros selon les échos les plus récents, un prix jugé dissuasif par plusieurs observateurs du marché anglais. Le milieu de terrain de 22 ans a disputé l’essentiel de la saison 2025/2026 avec le club princier, une saison entrecoupée de deux pépins physiques, mais suffisante pour confirmer son statut de valeur sûre du milieu monégasque.
Monaco doit vendre, et vite
Cette exigence financière s’explique par la situation économique du club. Sans Ligue des Champions cette saison et fragilisé par la crise des droits TV, l’AS Monaco doit récolter environ 150 millions d’euros de ventes cet été pour tenir ses comptes. Le nouvel entraîneur Filipe Luís, arrivé en juillet, hérite d’un effectif dont plusieurs cadres sont poussés vers la sortie. Maghnes Akliouche, courtisé par le PSG, est logé à la même enseigne. Lamine Camara fait partie de ces joueurs identifiés comme des ventes prioritaires pour renflouer les caisses.
Une Coupe du monde qui n’a pas aidé son dossier
Le Mondial américain devait être la vitrine idéale pour faire décoller son prix. Il n’en a rien été. Le fiasco collectif des Lions, éliminés par la Belgique en seizièmes de finale, et des prestations individuelles jugées quelconques ont considérablement freiné la dynamique. Loin de faire grimper les enchères, sa compétition a plutôt refroidi certains prétendants, à l’image de Newcastle, sans pour autant faire disparaître l’intérêt général autour de son profil.
Rebondissement, un changement d’agent vient tout bouleverser
Nouvel élément venu compliquer un peu plus la situation, Lamine Camara aurait changé d’agent ces derniers jours. Ce basculement paralyserait en partie les négociations en cours, le temps que le nouveau clan reprenne les discussions avec les prétendants et avec la direction monégasque. Un contretemps qui tombe mal, alors que le mercato anglais doit fermer ses portes le 1ᵉʳ septembre et que le temps presse pour trouver une issue satisfaisante.
Les portes qui restent ouvertes
Le dossier n’est pas fermé pour autant. Brighton continue de suivre le joueur de près, séduit par son profil box-to-box et sa capacité de pressing, dans la droite lignée de Baleba Aston Villa s’est également positionné, à la recherche d’une solution pour compenser la longue absence d’Amadou Onana, blessé au genou pendant le Mondial avec la Belgique. Liverpool, déjà cité à plusieurs reprises ces derniers mois, reste également à l’affût. Trois pistes donc, mais aucune n’a pour le moment bouger le petit doigt pour passer à l’offensive avec une offre.
Erik Lira, le plan B déjà à l’étude
Signe que la direction monégasque anticipe sérieusement un départ, l’AS Monaco se serait déjà penchée sur un successeur potentiel. Le nom d’Erik Lira, milieu défensif mexicain de Cruz Azul et récent international lors du Mondial, circule comme piste de remplacement. Les renseignements pris restent préliminaires, mais ils confirment que le club du Rocher se prépare activement à un départ de son Sénégalais.
Un mois pour trouver la bonne issue
Entre un prix jugé trop élevé par les courtisans anglais, une Coupe du monde qui n’a pas suffi à relancer les enchères et un changement d’agent qui brouille les négociations, Lamine Camara traverse une période charnière de sa carrière. Il lui reste un peu plus d’un mois pour trouver, avec son nouveau clan, le club qui répondra à la fois aux exigences de Monaco et à ses propres ambitions sportives. Une chose est sûre, la suite de ce feuilleton mérite d’être suivie de près.


