11 journées de championnat en L1, Un but, une passe décisive depuis le début de la saison. A l’image de son club, Ibrahima Niane n’a pas encore trouvé sa vitesse de croisière.  Dans le lot de circonstances atténuantes, on ne peut oublier la blessure qui l’a éloignée des terrains pendant presque 6 mois l’année dernière. Un moment difficile dans sa jeune carrière mais que l’attaquant raconte avec philosophie. Cet été, le joueur formé par Génération Foot a eu des propositions pour partir, mais il a décidé de rester pour marquer le maximum de buts avec le FC Metz.  Confiant,  Ibrahima Niane l’est. Le Fc Metz peut renverser la tendance parce que le groupe vit bien et que les joueurs se parlent pour rectifier le tir, révèle-t-il. Entretien exclusif sur votre site 13football.com

Le Fc Metz vit un début de saison difficile avec une seule victoire en 11 journées. Qu’est-ce qui se passe en Lorraine ?

Il est vrai que nous ne faisons pas un bon début de saison et cela arrive parfois. Mais nous savons aussi que nous avons une bonne équipe avec du talent individuel. On continue de travailler et je pense qu’on s’en sortira. Au plan personnel, je travaille aussi et je fais preuve de patience car dans la vie rien n’est facile.

Certains observateurs disent que le 1er match nul concédé en championnat contre Lille (3-3) alors que vous meniez jusque dans le temps additionnel, a plombé moralement le groupe. Est-ce vrai ?  

Nous avons fait 3 voire 4 matches que nous avons perdu dans les dernières minutes. Cela nous est arrivé contre Paris, contre Angers et contre Lille où nous avons été rejoint au score.  Après c’est à nous d’être plus concentrés et conscients par rapport à cela.  Je ne peux pas parler de manque d’expérience, certes nous sommes jeunes mais nous faisons de bonnes choses. Il y’a aussi des joueurs cadres qui apportent leur expérience.

Cette série de résultats négatifs (Metz 19ème, 6 pts  en 11journées de championnat) ne plombe-t-elle un peu l’ambiance au sein du groupe ? Dites-nous comment ça se passe actuellement ?

Quand il n ‘y a pas les résultats, c’est un peu plus compliqué mais cela ne nous empêche de rester solidaires, de travailler tous ensemble, de nous tirer vers le haut les uns les autres. Il n’ y a pas d’embrouille dans le vestiaire, tout le monde s’entend bien. On discute entre nous pour essayer de sortir de cette mauvaise passe, car comme je l’ai dit plus haut, on a un groupe de qualité.  On va s’en sortir, je n’en doute pas.

Alors Ibrahima, vous sortez d’une saison 2020-2021 plutôt difficile, une saison que vous aviez commencé sur des chapeaux de roue (6 buts en 6 matchs) mais qui s’est brusquement arrêtée à cause d’une rupture des ligaments croisés ( Novembre 2020, ligament croisé antérieur du genou droit). Racontez-nous cette période forcément compliquée dans une carrière…

J’ai vécu des moments durs, vu le moment auquel est survenue cette blessure. Personne ne s’attend á ce genre de blessure mais ça peut arriver à tout le monde. Il y va aussi de la volonté divine. J’ai su garder le morale grâce au soutien de la famille, des amis et des coéquipiers.  J’ai été bien soutenu par le staff et les dirigeants du club. Les 3 premiers mois ont été les plus durs car je suis resté immobilisé et je ne pouvais pas bouger de chez moi. Par la suite, ça allait mieux quand j’ai commencé la rééducation.

Il vous a fallu travailler dur pour retrouver les terrains de ligue 1, avant la fin de la dernière saison (Reprise Fin Avrilcontre le PSG à la 34ème Journée). A la reprise, on a même vu que vous aviez pris du poids. Quelles ont été les étapes de cette rééducation ?  

La prise de poids était liée à l’absence d’activité pendant plusieurs mois. Pour la rééducation, j’ai passé plusieurs semaines à Clairefontaine. Ici aussi à Metz, le staff médical m’a énormément aidé. Je ne me suis pas empressé, j’ai fait les choses par étape par étape et j’ai pu revenir avant la fin de la dernière saison.

Pour en revenir à l’actuelle saison, le coach Frédéric Antonetti vous fait confiance ( 9 titularisations en 11matchs), vous avez marqué 1 but et fait 1 passe décisive. Qu’est-ce qui manque afin que vous soyez encore plus efficace ?

Actuellement, l’équipe connait des moments difficiles et forcément toutes les performances s’en ressentent. Mais je reste confiant car on commence à se retrouver. Je fais mes matchs et je sais que l’efficacité va suivre.

A la fin du mercato estival, les médias ont parlé d’un intérêt de Bordeaux pour vous ?Était-ce un réel intérêt ?

Oui et d’ailleurs il n’y avait pas que Bordeaux mais aussi des clubs allemands. J’ai tout de même préféré rester à Metz, vu que je n’ai pratiquement pas joué la dernière saison. Je dois encore confirmer ici et on étudiera les opportunités, si opportunité il y’a,  à la fin de la saison.

Vous-êtesvous  fixés des objectifs  en nombre  de buts cette saison ?

Ah non! je ne me fixe pas d’objectifs. Je ferai tout pour marquer le maximum de buts, je ne priverai pas si j’en ai l’occasion (rires)

Pensez-vous à l’équipe nationale du Sénégal, malgré la grosse concurrence et le nombre de joueurs de qualité qui postulent à intégrer cette tanière?

Je le dis souvent, nous n’avons que notre pays. Intégrer l’équipe nationale du Sénégal, j’y pense au quotidien et je travaille pour cela. Actuellement le plus important est de faire de bonnes performances en club pour prétendre à une sélection.

Avez-vous des modèles à votre poste d’attaquant ?

J’en ai pas mal… 4 à 5 joueurs qui m’inspirent beaucoup. Cristiano Ronaldo est un exemple car c’est un gros travailleur et il est déterminé. J’aime beaucoup Didier Drogba, SadioMané qui est un exemple. Je vais aussi citer Henri Camara qui est une de mes idoles.  Je vous fais quand même une petite révélation. Mon joueur dans la tanière est indiscutablement Krépin Diatta. Je suis trop fan de lui, il m’impressionne. Krépin est fort.

 

En dehors du foot, comment occupez-vous votre temps à Metz ?

Je suis vraiment un casanier. En dehors de restaus, de courses ou quelques balades avec les coéquipiers, je suis quasi tout le temps chez moi.

Avez-vous gardé le contact avec les dirigeants de votre académie formatrice Génération Foot ?

Oui je garde d’excellentes relations avec eux. J’ai parlé récemment au téléphone avec Mady Toure (pdt de Génération foot), j’échange aussi avec les autres pères de l’académie.

Entretien réalisé par Racky Traoré

 

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