
Le Sénégal affrontera la France, la Norvège et le vainqueur du barrage Irak – Bolivie – Suriname lors de la Coupe du monde 2026. Vingt-trois ans après le retentissant succès de Séoul en 2002 signé Pape Bouba Diop, les Lions recroisent la route des Bleus. Pape Thiaw assume l’ambition et rappelle que la CAN sera la première étape de ce long sprint.
« Pour aller loin, il faut battre les meilleures nations »
Pape Thiaw s’est voulu lucide et ambitieux au sortir du tirage. Le Sénégal retrouvera la France, championne du monde en 2018 et vice-championne en 2022, adversaire historique que les Lions avaient surpris lors du match d’ouverture de la Coupe du monde 2002 en Corée du Sud. Une victoire restée dans les mémoires grâce au but du regretté Pape Bouba Diop qui avait lancé les Lions dans une épopée jusqu’en quarts de finale. « Ce n’est pas un groupe facile. On a montré de belles choses et pour aller loin, il faut battre les meilleures nations », souligne le sélectionneur.
L’autre adversaire confirmé se nomme la Norvège. Étonnante durant les éliminatoires, l’équipe scandinave a affiché une constance remarquable et une capacité offensive redoutable. Athlétique, structurée et disciplinée, elle représente un défi tactique majeur.
À cela s’ajoutera le vainqueur du barrage entre l’Irak, la Bolivie et le Suriname, trois styles de football distincts et une incertitude qui rendra la préparation stratégique encore plus complexe.
Un rappel important : le Sénégal sait répondre sous la pression
Le sélectionneur tient cependant à rappeler que ce groupe n’a rien d’insurmontable pour les champions d’Afrique 2022. « On avait aussi un groupe difficile lors des éliminatoires et on s’en est sorti », insiste Pape Thiaw. Le Sénégal se présentera avec un noyau d’expérience, une génération ayant pris l’habitude des grandes compétitions et une ambition assumée d’aller plus loin que le simple rôle de challenger.
CAN avant tout, mais la Coupe du monde en ligne de mire
Si le tirage a déjà ouvert les débats et les comparaisons, l’entraîneur fixe une priorité claire. « La compétition arrive dans six mois. Avant cet événement, on a une CAN à préparer avant de se concentrer sur la Coupe du monde », prévient-il.
La CAN servira de baromètre, mais aussi de laboratoire pour finaliser les ultimes réglages. L’idée est de conserver l’esprit de conquête qui anime cette équipe depuis plusieurs années. « On est des compétiteurs. On veut aller le plus loin possible », annonce Pape Thiaw.


