Prochain sélectionneur des Pays-Bas, Ronald Koeman n’a toujours pas digéré son éviction du FC Barcelone . En conférence de presse ce jeudi, le technicien néerlandais a de nouveau lâché ses quatre vérités sur le club blaugrana.

Une cicatrice. Pour Ronald Koeman, parler du FC Barcelone est encore très douloureux. Mais le technicien néerlandais sait qu’il se remettra de sa déception amoureuse en évacuant tout ce qu’il a sur le coeur. Le 3 mars dernier, c’est un homme encore traumatisé qui s’était livré sur son expérience sur le banc catalan. L’occasion pour lui de régler ses comptes. Près de deux mois après sa première sortie médiatique, Koeman poursuit sa thérapie et soigne le mal par la parole. Ce jeudi, à l’occasion de la conférence de presse de la Koeman Cup organisée à Barcelone, il a donc à nouveau évoqué sa rupture avec les Culés.
«Ça a toujours été un rêve d’être entraîneur du Barça. J’ai très bien travaillé avec les joueurs et j’ai toujours essayé d’être honnête avec tout le monde. J’ai accepté les départs de joueurs pour le bien du club (…) Je peux écrire un livre sur ce que j’ai vécu ici. Beaucoup de choses nous sont arrivées. Problème de covid, absence de président pendant un moment, ne pas pouvoir signer les joueurs que nous voulions, être sans Leo Messi d’un jour à l’autre, puis sans Griezmann le dernier jour de mercato… J’ai été beaucoup critiqué pour Luuk de Jong. Pour moi, il a toujours été un joueur qui a bien travaillé. Heureusement, il a donné 5 ou 6 points pour le Barça. Je ne me sens pas comme un entraîneur qui a échoué».

Koeman tacle encore Laporta

Quitter le Barça le 28 octobre dernier a été un crève coeur pour Koeman qui l’a toujours en travers de la gorge. «Je n’ai pas beaucoup parlé par respect pour le club. Dans d’autres clubs, j’ai senti, notamment en deux ans en tant qu’entraîneur, qu’on savait exactement le risque qu’on avait. Si les choses ne fonctionnaient pas comme le club le pensait, ils pouvaient vous virer. Mais ici, le président a laissé paraître des doutes. Officieusement, il a dit qu’il ne savait pas si je devais rester, qu’ils avaient des doutes… Ce n’est pas bon. Il faut parler clairement à l’intérieur du club, mais défendre l’entraîneur à l’extérieur. Si vous ne soutenez pas votre entraîneur, c’est compliqué».
Le prochain sélectionneur des Pays-Bas a visiblement encore une dent contre son ancien président Joan Laporta. D’autant que les Culés ne vont pas forcément mieux à l’écouter. «C’est vrai que la situation du Barça est la même que la mienne. Cela veut dire que changer d’entraîneur n’est pas toujours quelque chose qui vous garantit une amélioration. Je ne veux faire aucune critique. La seule chose que je demande, c’est de soutenir Xavi. Un entraîneur n’est pas le seul coupable. Je n’ai pas eu le soutien total d’un président et j’espère qu’il a appris de cela et soutient Xavi. La situation du club me fait mal, c’est triste parce que je suis un Culé. Je demande pour un maximum de soutien à Xavi, c’est une légende, un très bon entraîneur».

Il pointe du doigt le bilan de Xavi

Mais il a malgré tout avoué : «ils se sont sûrement améliorés sur certaines choses. Ils ont signé trois attaquants ou trois joueurs qui peuvent jouer devant. Ce n’est pas bon de comparer. Quand je suis parti, Barcelone était à 8 points du Real Madrid et maintenant presque le double (15 points). Ce n’est pas bon de comparer. La mission de Xavi est aussi compliquée que la mienne. Inutile de mentir, si vous perdez les derniers matchs à domicile, c’est pour quelque chose. C’est la réalité de Barcelone aujourd’hui. Il faut du temps pour revenir à ce qu’était le club et, par conséquent, je demande pour la tranquillité d’esprit. Nous devons penser à long terme, faire confiance et soutenir l’entraîneur».
Si la presse a tenté de le convaincre de comparer son Barça à celui de son successeur, il a refusé de jouer le jeu. Il a également botté en touche quand il lui a été demandé ce qu’il aurait fait s’il était à la place de Xavi actuellement. «Je ne vais pas répondre parce que je n’ai pas eu ce soutien du club et j’espère que Xavi en a». Koeman veut aller de l’avant, lui qui n’imagine pas revenir sur le banc culé. «Non, je vais être sélectionneur. A présent, je ne pense qu’aux Pays-Bas». Malgré tout, évoquer le Barça est toujours difficile. Retourner au Camp Nou aussi. «Non, je n’y vais toujours pas… peut-être à partir de janvier une fois que je serai sélectionneur». La cicatrice n’est pas encore refermée pour Ronald Koeman.

Avec FootMercato

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