Le PSG en démonstration pour sa reprise au Havre

Malgré la coupure de quatre mois, le Paris Saint-Germain s’est baladé sur la pelouse du Havre (0-9), ce dimanche, pour son premier match amical de préparation. Affûtés et très impliqués, les joueurs de la capitale ont envoyé des signaux très positifs avant leurs prochains rendez-vous contre Saint-Étienne, Lyon et l’Atalanta.

Les Parisiens exerçaient d’entrée un pressing intense. Après deux alertes par Herrera et Neymar, les Havrais craquaient sur une action d’école conclue par Icardi sur un caviar de Kehrer (0-1, 8e). En dépit des quatre mois d’arrêt, les champions de France imposaient une cadence très élevée et jouaient tous les coups à fond, à l’image de Mbappé, qui multipliait les courses à haute intensité. A force de pousser, le PSG réalisait le break sur une nouvelle action de grande classe terminée par une tête d’Icardi, impitoyable sur le nouveau service en or de Di Maria (0-2, 19e).

En roue libre devant 5 000 spectateurs sous le charme, Paris enfonçait un peu plus le clou avec encore une fois Di Maria à la baguette et Neymar, après un superbe numéro, pour couler des pauvres Havrais totalement à la rue (0-3, 22e). Si Basque donnait un petit frisson à Navas, Mbappé profitait d’une incompréhension entre Coulibaly et Mahmoud pour ajuster une frappe enroulée à mi-hauteur (0-4, 29e). Neymar, qui touchait la barre, salait un peu plus l’addition en transformant un penalty obtenu par Mbappé (0-5, 43e).

Au retour des vestiaires, les deux coachs changeaient totalement leurs formations. Cela n’empêchait pas le PSG de creuser un peu plus l’écart par Gana Gueye, qui catapultait Fofana à bout portant après un corner mal dégagé (0-6, 47e). Le calvaire se poursuivait encore et encore puisque Sarabia profitait d’un bonbon de Verratti pour participer à la fête (0-7, 52e). L’Espagnol, chirurgical dans ses gestes, se muait dans la foulée en passeur décisif pour Kalimuendo, qui poussait le ballon dans le but vide (0-8, 59e).

On retrouvait les deux hommes, dans les rôles inversés, quelques instants plus tard pour le 9e but (0-9, 60e). Discret jusqu’ici, Draxler manquait le 10-0, la faute à Sarabia, qui se repoussait involontairement un ballon qui se dirigeait dans la lucarne. Une action gag ! Un dixième but qui ne venait jamais puisque les Parisiens, rassasiés, desserraient définitivement l’étreinte. Un festival offensif qui, malgré l’absence d’opposition, même si Meras était proche de sauver l’honneur, promet de belles choses dans les semaines à venir pour les hommes de Thomas Tuchel.