PL : Liverpool concède le nul face à Burnley et s’éloigne des records

Malgré le joli but d’Andy Robertson en première période, les Reds ont signé un deuxième acte pâle et décevant. Résultat, Burnley a égalisé et est même passé proche de briser la série d’invincibilité à domicile des champions d’Angleterre.

Casquette vissée sur la tête, Jürgen Klopp, fidèle à lui-même, sursautait à chaque tir de ses attaquants. Mais face aux assaillants Mohamed Salah, Roberto Firmino et Sadio Mané, Nick Pope s’est donné un malin plaisir à faire tressaillir le technicien allemand. La main ferme, les jambes toujours actives et le regard aiguisé, le portier anglais était toujours bien placé, lui permettant, combiné à un bon timing, de parader nombre de frappes adverses. Tour à tour, il a dégoûté Curtis Jones à ras-de-terre (17e), Mohamed Salah, sur une demi-volée puissante (18e) puis une frappe décroisée (33e) et même une tentative au sol (90+3e), Sadio Mané en pivot (45+2e), et même Trent Alexander-Arnold (73e). La liste, longue, est éloquente sur le niveau défensif de Burnley. Très basse, la ligne de 4 souffrait en-dehors de sa surface et peinait à repousser les assauts des Reds. Mais les visiteurs tenaient. Et arrivaient, par séquences, à exister offensivement, en contre et surtout sur coup de pied arrêté. Un simple coup franc dans leur camp se transformait alors en but, quand James Tarkowski remisait de la tête pour Jay Rodriguez, à la demi-volée croisée imparable (1-1, 69e).

Portrait Robbo d’un passage en force

Un but qui mettait du plomb dans l’aile au record de points tant désiré aux abords de la Mersey, mais aussi sur le record de victoires à domicile. Pourtant, il n’y avait pas là de quoi infliger la première défaite des Reds à domicile en Championnat depuis le 23 avril 2017 (1-2 contre Crystal Palace). Trop difficile de passer dans l’axe pour marquer, malgré un Roberto Firmino déguisé en plaque tournante. Alors Liverpool passait par les côtés. Sans Trent Alexander-Arnold, entré en cours de jeu, c’est Fabinho qui se chargeait d’allonger le jeu. En l’occurrence vers… Andrew Robertson, à droite de la surface de Burnley. Sans contrôle, l’Ecossais catapultait une tête en lucarne opposée (1-0, 34e). Même habité par la grâce de Dieu, Pope n’y pouvait rien. Alisson non plus ne pouvait rien sur la frappe de Johann Gudmunsson, consécutive à une sortie manquée. Mais cette fois-ci, la transversale lui barrait le chemin (87e). Même une fois le titre attribué, la chance du champion colle à la peau des Reds.
Avec Francefootball