Lisbonne se reconfine : le Final 8 de la Ligue des champions menacé ?

Le gouvernement portugais a demandé aux habitants de certains quartiers de la périphérie de Lisbonne de se reconfiner face à l’apparition de nouveaux cas de coronavirus. De quoi laisser planer le doute sur la tenue du Final 8 de la Ligue des champions, prévu en août dans la ville.

Et si les plans de l’UEFA volaient en éclat avec l’apparition d’une nouvelle vague du coronavirus? La question se pose depuis quelques heures et l’appel du gouvernement portugais à reconfiner certains quartiers de la périphérie de Lisbonne. Plutôt épargné par la crise du coronavirus, le Portugal a enregistré des nouveaux foyers de contagion, notamment dans la capitale et ses alentours (entre 300 et 400 cas supplémentaires par jour).

Le Premier ministre, Antonio Costa a annoncé un « devoir civique de confinement à domicile » dans les endroits concernés par cette recrudescence des cas. Les habitants ne pourront plus sortir de leur domicile que pour aller travailler ou pour les achats de première nécessité (courses alimentaires ou médicales). Les rassemblements de plus de 10 personnes seront aussi interdits.

Des fermetures très ciblées et locales qui interviennent moins de deux semaines après l’annonce du calendrier de la Ligue des champions avec un Final 8 organisé dans les deux stades de Lisbonne, celui de la Luz, l’antre de Benfica – qui recevra la finale – ainsi qu’au Stade José-Alvalade, la maison du Sporting.

De nouveaux cas grâce à un meilleur dépistage?

Pour le moment, ce reconfinement partiel ne remet pas en cause le championnat local qui se poursuit. Mais il provoquera inévitablement un suivi accru de la part de la confédération européenne. Tout en invitant les personnes de certains quartiers à se confiner, le Premier ministre portugais s’est aussi montré rassurant sur les raisons de l’apparition de des nouveaux cas « essentiellement due à un meilleur dépistage ».

Selon le discours du gouvernement, les hôpitaux n’a pas subi de fortes hausses d’occupation. « Ce n’est pas un retour à la case départ de l’épidémie », a-t-il conclu. Mais la méfiance reste de mise dans un pays qui n’a compté que 1.564 morts.

Avec RMC