L’interview complète de Gana Gueye pour le Canal Football Club

Idrissa Gana Gueye, milieu de 30 ans arrivé au Paris Saint-Germain en juin dernier en provenance d’Everton s’est confié auprès de Canal+ dans un entretien diffusé lors du Canal Football Club dimanche soir. L’occasion d’évoquer ses statistiques, son statut qui a changé, sa jeunesse et sa mentalité.

Gueye « Cela me faisait peur. »
Sur les 5 dernières années, je suis le meilleur tacleur, le 2e meilleur récupérateur et le 3e intercepteur d’Europe ?

Ce sont des statistiques qui parlent (rires)

L’avis des gens qui changent sur moi ?

Au début, ça me faisait peur. Quand j’étais petit, je priais pour être un joueur professionnel, mais pas connu. Parce qu’il y avait une chanson au Sénégal qui est connue qui disait ‘quand tu es connu tu n’as pas la paix’. Cela me faisait peur.

Adil Rami, ancien coéquipier au LOSC, fait son éloge.

C’était comme un grand frère pour nous. Je le voyais tout le temps aux courses il était toujours devant, il a l’esprit de compétition, il voulait toujours gagner, ne pas se faire dribbler. Cela nous inspirait beaucoup.

Je jouais sans crampon quand j’étais petit ?

J’adorais ça, mais je n’arrivais pas à jouer avec des crampons. Mon frère en avait acheté mais je les mettais pas. J’essayais des fois, mais quand ça se passait mal je les enlevais.

Plus de supporters de l’OM que du PSG au Sénégal ?

On est obligé d’en parler ? (rires) De ce que je croise, oui. Mais ça va changer. Cela change déjà.

Gueye « J’aime aider, faire le travail pour les autres. »
Tuchel a dit en début de saison que j’étais le milieu qui manquait au PSG ? Que je suis là pour aider ?

Il a parfaitement raison. Je suis plutôt un joueur d’ombre, je suis comme ça. J’aime aider, faire le travail pour les autres. J’ai grandi comme ça.

La consigne c’est de jouer simple et donner le ballon aux joueurs créatifs ?

C’est surtout ça oui, je joue simple.

Kanté a été la priorité, c’est vexant d’être numéro 2 ?

Non, pas du tout. Je ne me considère pas comme un numéro 2. N’Golo, tout le monde sait que je l’adore.

Si je me suis toujours senti respecté à ma juste valeur sportive ?

Des fois, c’est arrivé que je me sente un peu moins respecté dans ma carrière. Mais cela a toujours été une source de motivation. Je n’ai pas une dent contre ces personnes-là. Je les remercie au contraire, ils m’ont amené à bosser.

Le PSG a changé ma vie ?

Il a changé beaucoup de choses, oui. La manière dont je suis vu, dont les gens me considèrent.

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