Ali Ahamada : «Jouer une CAN, c’est notre ambition»

Impeccable contre la Guinée de François Kamano (1-0), l’ancien gardien de but du Téfécé a retrouvé le goût de la compétition… en Norvège. Cadre de sa sélection, il a savouré ce stage très positif en France.

«Ali, quel est votre sentiment après ce succès mérité et bien construit contre la Guinée (1-0) en match de préparation ?

C’était important de réussir un beau match, aussi bien dans le résultat que dans le contenu, après notre stage à Châteauroux. On s’est rassurés, on a fait preuve de solidité défensive aussi face à cette Guinée qui nous a posé des problèmes. Mais on a été costauds.

C’était votre premier rassemblement depuis juin et votre dernier match contre la Côte d’Ivoire (1-3) à Boulogne-sur-Mer, avant la CAN…

On est dans la continuité de notre progression. Et en plus, l’équipe continue de rajeunir, on l’a vu avec de nouveaux arrivants comme notre stoppeur Youn Zahary (Caen).

C’est votre première victoire cette année…

La sélection émerge, certains jeunes commencent à situer l’équipe. On revient de très loin. On a engrangé de l’expérience ces derniers mois, je pense aux matches éliminatoires à la CAN 2019 contre le Cameroun (1-1) ou le Maroc (2-2).

«Nos performances permettent désormais de situer sportivement notre sélection»

Les Coelacanthes sont-ils enfin respectés, après tant d’années d’anonymat ?

Oui, parce qu’on était inconnus pendant longtemps. Nos performances permettent désormais de situer sportivement notre sélection, et on arrive aussi à faire parler de nous. Notre groupe est très jeune, il faut lui laisser le temps de travailler ainsi qu’au sélectionneur Amir Abdou.

Votre objectif, on le sait, c’est d’imiter Madagascar et disputer prochainement une phase finale de CAN…

Effectivement, mais cela prend du temps. De grandes fédérations avant nous ont dû longtemps patienter. On est tous jeunes, laissez-nous le temps pour gravir les échelons !

Un dernier mot sur votre situation personnelle : vous évoluez désormais en D1 norvégienne à Kongsvinger…

Et ça se passe très bien là-bas. C’était important pour moi de retrouver la compétition parce que j’avais quelques soucis sur le plan administratif avec mon club turc (Kayserispor) qui m’empêchait de resigner dans des clubs rapidement. Ça m’a bloqué ces derniers mois. Aujourd’hui, j’ai du temps de jeu. À moi d’enchaîner les performances.»

Source : Francefootball

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