Les révélations de la Coupe du Monde U20

Le Mondial U20 a permis de révéler quelques joueurs qui ont un bel avenir devant eux. Voici une liste des meilleures révélations du tournoi où on retrouve quelques noms déjà connus dans leur championnat respectif.

La Coupe du Monde U20 s’est terminée ce samedi avec la victoire de l’Ukraine 3-1 face à la Corée du Sud. Ce jeune pays européen inscrit là la plus belle ligne à son palmarès et peut voir l’avenir avec le sourire. Durant cette compétition, certaines nations ont déçu, comme le Portugal éliminé dès la phase de poules, ou à un degré moindre l’Argentine et la France, sorties toutes deux en 8e de finale. D’autres pays en ont alors profité pour révéler au grand jour les plus grands talents de leur génération. Avec la fin de la compétition, Foot Mercato dresse une liste des plus belles découvertes, après avoir fait celles des joueurs à suivre avant le tournoi.

Commençons par les finalistes et les Ukrainiens (honneur aux vainqueurs). Il y a d’abord Andriy Lunin. Le portier du Real Madrid, prêté par Leganés cette saison, a été sacré meilleur gardien de la compétition. Déjà international A à 19 ans, il a réussi à maintenir son équipe à flot comme face au Qatar et en finale contre la Corée du Sud. Nous avons aussi Vladyslav Supryaha, auteur d’un doublé en finale. L’attaquant débute tout juste avec le Dynamo Kiev mais il est déjà dans le viseur de plusieurs clubs européens comme l’AS Roma et Manchester City.

L’Ukraine peur voir l’avenir sereinement

Moins en vue en finale mais redoutable durant la compétition (4 buts), Danylo Sikan (attaquant, Shakhtar Donetsk) a été essentiel, tout comme Serhiy Buletsa (attaquant, Dynamo Kiev). Sacré ballon d’argent de la compétition, il aura été redoutable par ses dribbles et ses coups de pied arrêtés. A noter aussi les belles performances de Valeriy Bondar (défenseur central, Shakhtar Donetsk), Serhiy Buletsa (milieu de terrain, Dynamo Kiev), Heorhiy Tsitaishvili (ailier, Dynamo Kiev). Du côté de la Corée du Sud, on retiendra surtout les prestations de Lee Kang-in. Le milieu offensif de Valence, dont nous avions fait le portrait il y a deux ans a été sacré meilleur joueur de la compétition. Son pied gauche magique a délivré 4 passes décisives (meilleur passeur du tournoi), marqué deux buts et donné du rythme au jeu de son équipe.

Passons ensuite aux demi-finalistes. En Italie, quelques joueurs ont réussi à crever l’écran en Pologne. Il y a d’abord l’un des meilleurs buteurs de la compétition Andrea Pinamonti. L’attaquant de l’Inter, prêté à Frosinone cette saison, a trouvé le chemin des filets à 4 reprises durant le tournoi, en plus d’une passe décisive. Le capitaine de la jeune Squadra Azzurra est montée en puissance au fil de la compétition. Ses coéquipiers Alessandro Plizzari (gardien, AC Milan), Davide Bettella (défenseur central, Atalanta Bergame) ou encore Raoul Bellanova (latéral droit, AC Milan puis Bordeaux) sont aussi à signaler.

Sénégal et Mali récompensés par leur bon parcours

Au Sénégal, Amadou Sagna a permis à son équipe d’accéder aux quarts de finale, battu aux tirs au but après un match fou par la Corée du Sud. Avec ses 4 buts, l’attaquant, qui a le plus souvent joué dans le couloir gauche, a sans doute tapé dans l’œil des recruteurs. Il faudra aller le chercher à Cayor Foot. Autre joueur offensif à avoir brillé, Ibrahima Niane est déjà bien connu en France. Après une très bonne saison en Ligue 2 (13 buts), le Messin sort d’un excellent tournoi avec ses 3 réalisations et ses 2 passes décisives. On attend la confirmation en Ligue 1 dès la rentrée prochaine.

Enfin au Mali, on retiendra avant tout les solides prestations de Mohamed Camara. Le milieu de terrain évoluant actuellement en Autriche à Hartberg a déjà vécu quelques matches de Bundesliga et ça se voit. Ses 2 buts et ses 3 passes décisives ont fait la différence pour son équipe, qui est tout de même parvenue à se hisser en quart de finale. Il a été parfaitement épaulé par Sekou Koita, dont le parcours est étrangement similaire à celui de son coéquipier. L’attaquant a lui aussi fait très mal durant cette compétition où il aura compilé 3 buts et autant d’assists. Rien d’étonnant puisqu’il sort d’une première belle saison à Wolfsberger (1ère division autrichienne également) avec qui il aura tout de même marqué à 5 reprises. L’AC Milan l’aurait d’ailleurs suivi avec attention durant cette compétition.

Le Sud-Américains à la fête

3e de cette Coupe du Monde, l’Équateur a révélé beaucoup de bons éléments. Le jeune (18 ans) Gonzalo Plata a mérité sa place de 3e meilleur joueur de la compétition. Fort des deux pieds, rapide, technique et buteur à deux reprises, il n’a eu cesse de faire mal aux défenses. On devrait rapidement le voir rapidement avec le Sporting CP où il a signé en janvier. L’ailier Alexander Alvaradoa (19 ans) a lui aussi affolé sur son côté gauche. Ce petit gabarit évoluant au pays à Aucas s’est rendu décisif lors des moments chauds (deux pénalties obtenus contre l’Uruguay dont un transformé, plus une passe décisive face aux USA). José Cifuentes (milieu défensif, CD América) a lui crevé l’écran par sa justesse technique en poule, en plus de sa lourde frappe victorieuse en quart de finale, tandis que Jordan Rezabala (milieu offensif, Independiente) et Leonardo Campana (attaquant, Barcelona SC) ont été bons.

Du côté de l’Uruguay, on retiendra avant tout Brian Rodriguez. L’ailier gauche droitier débute à peine avec Penarol mais ses prestations vues en Pologne vont dans le sens de celles aperçues en championnat d’ouverture et en Copa Libertadores. Buteur contre la Norvège et la Nouvelle-Zélande, en plus d’une passe décisive, on peut regretter qu’il ait n’a pas réussi à élever son niveau en phase éliminatoire. Au milieu de terrain, Nicolas Acevedo (Liverpool Montevideo) a beau avoir un petit gabarit, cela ne l’a pas empêché de briller par sa vista et ses passes à casser n’importe quelle ligne. Celui qui a été formé en défense a même marqué et s’est fait une spécialité de tirer les coups de pied arrêtés. Nicolás Schiappacasse (ailier gauche, Atlético de Madrid) aussi a réalisé un bon mondial.

Les Etats-Unis et la Colombie n’ont pas déçu

Annoncés comme un outsider sérieux, les USA ont chuté en quart de finale face à l’Équateur non sans avoir éliminé la France au tour précédent. Deux joueurs sont à l’origine de ce bon parcours. Il y a Sebastian Soto, auteur de quatre buts et une passe décisive. Le Californien de 18 ans, évoluant à Fribourg en Allemagne, a réussi à user de son sens du but et à utiliser les espaces. Il a juste loupé la balle d’égalisation contre l’Équateur. Intelligent dans le jeu, il est également capable de redescendre d’un cran. Lui aussi est parti à Fribourg après avoir été formé au LA Galaxy et comme son coéquipier, Alex Mendez a brillé en Pologne. Avec deux passes décisives, ce milieu de terrain relayeur, élu Ballon d’Or du dernier championnat d’Amérique du Nord U20, est un véritable accélérateur de jeu. Il est encore un peu tendre et léger pour l’échelon supérieur.

La Colombie s’est elle arrêtée en quart de finale mais elle aura réussi à se distinguer, notamment grâce à Luis Sinisterra. On comprend mieux pourquoi Feyenoord a mis 2 M€ sur cet ailier gauche il y a un an. Après avoir brillé avec les U21 de son club cette saison, ce formidable dribbleur a montré son talent par intermittence avec notamment un doublé face à Tahiti. Il aurait pu afficher plus de consistance, comme Ivan Angulo, son compère dans le couloir droit. S’il aime bien rentrer vers l’intérieur alors qu’il utilise trop souvent son pied fort (le droit), le Colombien a tout de même réalisé 3 passes décisives et marqué un but durant ce tournoi. Il ne devrait pas rester longtemps à Palmeiras où il est prêté par Envigado.

Avec FootMercato

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