Il s’est gravement blessé ce weekend lors d’un match de championnat du Sénégal. Djibril Faye, latéral droit de 22 ans, pensionnaire de l’Académie Diambars de Saly mais prêté à Mbour PC, a été victime d’une double fracture suite à un choc brutal avec le gardien de but de Génération Foot. Une blessure qui met un terme à sa saison et qui va l’éloigner pendant plusieurs mois des pelouses. Quelques jours plus tôt, il avait accordé à 13football.com un entretien où il nous parlait à cœur ouvert de son histoire avec le ballon rond, de ses ambitions…

Parlez nous de vos débuts en football ?

J’ai démarré dans le centre de formation « Yeewu Foot Pro » qui se trouve à Kaolack. J’ai fais là bas toutes les catégories de jeunes chez les poussins, les pupilles et les minimes. Mes performances ont fait que j’ai été surclassé à un moment donné et je m’entrainais souvent avec l’équipe première. Puis quand l’Académie Diambars a organisé des tests, j’ai tenté ma chance et j’ai été pris. Depuis 5 ans maintenant j’y suis pensionnaire en alliant le foot et les études.

Actuellement vous jouez avec Mbour PC. Pourquoi n’êtes-vous pas resté à Diambars ?

J’ai joué pendant deux saisons avec l’équipe première de Diambars mais ce n’était pas suffisant car je ne jouais pas assez. Je suis un compétiteur et je veux jouer tout le temps. Je m’en suis ouvert à notre coach de l’époque Boubacar Gadiaga pour qu’on me prête ailleurs. Il n’était pas d’accord mais il a fini par me laisser partir à Mbour PC où je me sens à l’aise et où je joue régulièrement. Cette saison, j’y suis encore en prêt même si Diambars a voulu que je revienne.

« Mes parents, le foot et moi… »

Quand est-ce que vous avez commencé à croire que vous pouviez devenir un joueur pro ?

Depuis tout petit ! A l’âge de 7 ans je me suis dit que je vais devenir quelqu’un dans le monde du football raison pour laquelle depuis lors je me bats et je m’entraine dur tous les jours pour y arriver. Je me réveille tous les jours à 6 ou 7 heures pour aller m’entrainer avant les cours. Les soirs également je retournais travailler dur à l’entrainement. Le foot, c’est ma passion et j’adore cela. Il m’est même arrivé de sécher des cours pour aller jouer.

Comment réagissaient vos parents ?

Ma maman me faisait toujours des remontrances et me punissait quand je tardais à faire mes exercices. Quant à mon père, lui il aimait le foot et il m’appelait toujours pour suivre ensemble les Clasicos et autres matchs. Pour les concilier, je leur disais que je vais réussir car j’aimais le foot énormément.

L’Académie Diambars a formé beaucoup de joueurs devenus plus tard des références en Europe. Cela vous fait rêver ?

Non seulement cela me fait rêver mais aussi cela me motive à me battre pour atteindre le niveau de ceux là. Idrissa Gana Gueye, c’est quelqu’un de très respecté dans ce pays de même que Pape Souaré . Récemment Ahmadou Bamba Dieng est parti à l’OM et je me dis que je peux arriver à les dépasser et c’est mon ambition.

Quels sont vos atouts et vos axes de progression ?

Je suis puissant, rapide, j’ai un bon pied droit avec une bonne technique et je gagne beaucoup de duels. Ce que je dois améliorer ce sont mes centres car je peux faire encore mieux. Les centres sont à l’origine d’occasions de buts donc je dois travailler ma technique en ce sens.

 

« Ma relation avec mon père… »

Quel est votre championnat préféré, votre club de rêve ?

J’aime le championnat anglais et je voudrais jouer à Manchester City, Manchester United ou à Liverpool. J’aime bien ces clubs.

Quel est votre idole dans le foot ?

C’est Alexandre Arnold, le latéral droit de Liverpool. Il est doué, a une bonne patte droite, bon offensivement et défensivement. Je le suis beaucoup.

L’équipe nationale, vous y pensez ?

Bien sur que j’en rêve comme tout le monde. Porter le maillot national et défendre sa patrie comme le font Sadio Mané et les autres c’est un de mes plus grands défis. Je dois travailler pour y arriver.

Une anecdote à partager avec les lecteurs ?

(Rires) le match entre le Sénégal et le Cameroun en quart de finale de la CAN 2017. J’avais dit à mon père, hélas décédé, que je craignais qu’on perde le match et lui été convaincu du contraire. On avait rigolé de cela durant ce match et à la fin j’avais eu raison. C’était triste et plus encore aujourd’hui quand j’y repense vu que mon père n’est plus de ce monde. Il me disait toujours ceci : « le foot est un art. C’est la tête d’abord, ensuite les pieds ».

Entretien réalisé par Sarr Papa

*L’équipe de 13football.com et de 13 TV souhaite à Djibril Faye un prompt rétablissement et beaucoup de courage face à cette douloureuse épreuve !

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